12.05.2012

La liste de mes envies....

loto, richessesMa bibliothèque de printemps vient de se garnir d'un nouveau roman. Celui de Grégoire Delacourt : La liste de mes envies....

Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu'elle peut désormais s'offrir ce qu'elle veut, elle se pose la question : n'y a-t-il pas beaucoup plus à perdre ?

Jocelyne oublie qu'elle a joué. Lorsqu'elle découvre qu'elle a gagné, pas de cris, pas d'enthousiasme, mais très vite le sentiment qu'elle va perdre quelquechose d'essentiel, elle le sent, elle le pressent. Vie d'une femme simple, laborieuse qui vit dans le nord de la France, elle est lucide et se pose d'emblée les vraies questions.

Si je gagnais au Loto qu'elle serait la liste de mes envies ? Ai-je vraiment envie de changer de vie ?

Et moi ?

Déjà il faudrait que je commence par jouer au loto, combien ai-je rempli de grilles jusqu'à présent ? Je pense que cela se compte sur les doigts de la main. Je crois "un peu" au hasard mais pas au point de jouer toutes les semaines.

Quelle pourrait être la liste de mes envies ?

  • Dans un premier temps faire plaisir à mes proches.
  • Faire le tour du Monde,
  • Acheter un studio à Rome et y aller le plus souvent possible.
  • Arrêter de travailler ? certainement pas j'aurai trop peur de m'ennuyer.
  • Pas envie de changer de maison, y faire des améliorations certes, mais j'y suis bien.

Finalement je ne sais pas trop, je crois que je serai culpabilisée si une somme trop importante tombait dans mon escarcelle.


02.05.2012

Bibliothèque de printemps... La Dernière conquête...

La Dernière conquête du Major Pettigrew d'Helen Simonson aux Editions Nil.

La quatrième de couverture laissait présager un roman un peu suranné, entre tasses de Thé, lecture de Kipling et rigueur de gentleman.

A Edgecombe Saint Mary, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l'heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger. Veuf, ce parfait gentleman a pour seule compagnie ses livres et quelques amis du club de golf. Quand l'amour se présente soudain à lui sous les traits de la douce Madame Ali -l'épicière d'origine pakistanaise et de confession musulmane-, la communauté villageoise s'émeut. Le major si respectueux des traditions, saura-t-il mener sa dernière conquête contre les convenances, la vox populi et... lui-même.

Ce livre promettait de secouer les convenances, de bousculer les préjugés, de faire bouger les lignes. Certes, mais il faut attendre les 50 dernières pages pour que l'histoire d'amour de Major Pettigrew avec Mme Ali prenne un peu de hauteur et de consistance. L'auteur(e) nous embarque dans des préparations de fêtes pas vraiment passionnantes, des intrigues concernant des fusils historiques et le labyrinthe des relations familiales de la famille pakistanaise de Mme Ali. Elle exploite peu les préjugés sur les couples mixtes qu'ils soient extérieures au couple, ou dans la constitution même du couple. C'est dommage car le récit manque d'ampleur et de corps.

Néanmoins, le Major Pettigrew est attachant, j'irai jusqu'à dire que je l'ai trouvé adorable de bienséance et de naïveté.

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24.04.2012

Bibliothèque de printemps. La ballade de Lila K.

Ce roman est particulier, car scénarisé comme une série télé. Entre science-fiction, tendresse et quête d'amour une belle histoire qui dévoile son scénario peu à peu.

Lila a été arracher à sa mère et conduite dans un centre ou elle se laisse mourir. Pour la maintenir en vie elle est gavée, maintenue en vie contre sa volonté, incapable de communiquer, de toucher et d'être touchée. Elle oublie de vivre, dans un monde ou les livres sont absents. Elle va réussir à faire confiance à un de ses professeurs qui lui en procurera à travers eux elle retrouvera le goût de vivre :

"Je les ai dévorés avec la même frénésie. Ils n'avaient pas tous à mes yeux un même intérêt, mais au fond c'était sans importance. Je me moquais un peu du contenu des livres. Ce que je recherchais, surtout c'est le pouvoir qu'ils m'accordaient. J'arrivais grâce à eux à m'abstraire de ma vie. J'oubliais le centre, sa routine et son lot de contraintes épuisantes. J'oubliais qu'on m'avait confisqué ma maman. J'étais ailleurs, loin du monde, loin de moi. C'est parfois reposant de se perdre de vue."

Lila ne se souvient pas de sa vie d'antan avec sa mère. Elle poursuit sa quête difficilement, douloureusement en manque de son amour et de ses caresses, jusqu'à ce que la mémoire lui revienne. Un récit émouvant.

Elle a bien raison Lila c'est parfois reposant de se perdre de vue.

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