31.12.2011

2012...

Une dernière douceur pour cette fin d'année, un petit collage réalisé à partir des photos de l'exposition le Noël des Ours. 

Avec moi ils vous transmettent leurs meilleurs voeux pour cette année 2012 qui commence.

Malgré l'ambiance plutôt morose, je vous souhaite à tous de réaliser au cours de cette année vos voeux les plus chers.

A tous ceux qui sont seuls, dans la peine ou dans l'incertitude du lendemain, je souhaite que les amitiés de la blogosphère vous apportent un peu de chaleur et de réconfort.

 

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Zoé



30.12.2011

Les plumes de l'année N°12... Athanase, suite...

LLes mots à placer cette semaine sont :

Lumière – Liberté – Lutter – Lamentable – Larmoiement – Loup – Lardons – Lune – Lanterne – Lointain(e) – Lupanar – Loustic  -Légèreté -Loufoque – Luciole – Lutin.

Comme promis à 18 h 35, la SNCF est quelquefois d'une ponctualité exemplaire, Athanase m'appelle : "Je suis rentré".

Dans sa voix je perçois les points d'interrogation ?

Il faut que je me jette à l'eau : "Tu viens à la maison ?"

Sans la moindre hésitation il répond oui, me demandant simplement de lui laisser deux heures pour passer chez lui se changer.

Lorsque je raccroche, comme d'habitude, je me sens lamentable, moche, grosse, mal coiffée, mal fringuée. Les récriminations habituelles des femmes à l'égo sous dimensionné. Pour calmer mon émotion, je passe en revue ma tenue, ma petite robe noire fétiche, est peut-être un peu chic, mais pas vraiment choc. Mais que puis-je mettre ? En fouillant bien je rédécouvre cette superbe tunique en voile noir ornée d'un majestueux papillon synonyme de légèreté, avec un legging et des sous-vêtements noirs c'est déjà plus engageant.

Je n'oublie pas mes Répettos aux pieds car les charentaises, un vrai tue l'amour. L'indispensable  goutte de parfum entre les seins et à la racine des cheveux. Un coup de peigne dans ma tignasse éternellement en pétard, un trait d'eye-liner et une légère touche de gloss. Cela devrait faire l'affaire.

La maison maintenant. Je range les quelques cadeaux de Noël qui me restent à emballer. La luciole pour le plus jeune de mes neveux qui a toujours besoin d'une petite lumière pour s'endormir et le livre sur les lutins, loustics, loups-garrous et autres créatures merveilleuses que je destine à ma nièce.

Je pose négligemment un plaid en cachemire sur le canapé, au cas où...  J'allume quelques bougies en nombre raisonnable histoire de ne pas transformer le salon en lupanar. D'autant plus que cette nuit la lune s'est absentée et que j'ai allumé la lanterne de l'entrée afin qu'Athanase puisse arriver sans encombre jusqu'à la porte.

Direction la chambre il faut pallier à toutes les éventualités. J'envoie valser dans le fond du placard la seule photo de mon ex qu'il me reste, témoin de mes larmoiements inutiles. Il n'est pas souhaitable de passer une soirée à trois. Finalement c'est plutôt une bonne idée et cette initiative me donne un sentiment de liberté. Et puisque je suis à un tournant de ma vie je ressors le cadre de sa cachette, en enlève la photo et d'un geste théatral la déchire en quatre et la jette dans la poubelle. J'en suis là de mon euphorie lorsque la sonnette retentit. Un vent de panique me saisit, il est là derrière la porte, je prends une grande inspiration et j'ouvre.

Nos regards se croisent et là impossible de lutter, il m'attire comme un aimant, dans le lointain je crois entendre les cloches sonner, mais ce n'est que mon coeur qui bat la chamade. Athanase est empetré dans un immense bouquet de roses de Noël qu'il dépose sur la table de l'entrée avant que nos lèvres se soudent et qu'un désir irrépressible nous plaque contre le mur du couloir.

Finalement je ne sais pas si nous allons atterrir sur le canapé ou sur le lit, peut-être n'arriverons nous pas jusque là. La chose dont je suis certaine, même si cette pensée est complètement loufoque dans le contexte : c'est que je ne vais pas lui servir une omelette aux lardons.

L

29.12.2011

Balade maritime.

Nous avons la chance de vivre dans une région où nous pouvons choisir nos destinations. Qu'elles soient campagnardes, maritimes ou urbaines, nous profitons de beaux paysages.

A chaque vacances nous allons faire un petit tour à la mer. Si le temps ne s'y est pas vraiment prêté tant pis, nous avons bravé le crachin pour aller faire un petit tour sur la côte.

J'aime faire découvrir à ma famille et mes amis, les petits coins que je découvre lors de mes périgrinations professionnelles. Aujourd'hui la mer était plutôt mauvaise et nous avons dû surveiller les vagues qui se brisaient pour ne pas risqué de revenir trempés.

Avant que la maison ne se vide à nouveau, un petit bol d'air bien sympathique.

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27.12.2011

Paysages urbains.

J'ai encore l'esprit un peu embrumé. La grande vient de partir pour une autre volière, d'autres agapes et d'autres cadeaux.

La petite fait le tour des copains-copines et des magasins de la ville de son enfance.

Rné travaille et moi comme à chaque départ, j'erre comme une âme en peine.

Quelques photos d'une de nos balades familiales. Nous alternons souvent, balades à la campagne, à la mer et urbaines.

tags,bus.



24.12.2011

Abécédaire....

J'ai eu ma période couture lorsque les filles étaient petites, puis une période tricot qui perdure épisodiquement, et une période broderie, broderie exclusivement au point de croix. J'ai d'ailleurs une broderie en cours qui fait partie des ouvrages à terminer.

Chaque évènement ou moment de l'année était propice à une réalisation. Je ne compte pas les ouvrages pour les naissances, les mariages, les pendaisons de crémaillères, Halloweenn et bien entendu Noël. Broder a le don de m'apporter calme et introspection. Quand j'accompagnais encore les filles à leurs activités, j'emportais ma broderie partout et dès que j'avais un petit moment j'enchainais les petits points, c'était un moyen de meubler le temps.

L'une des réalisations que je préfère, qui décore la maison à chaque Noël est cet abécédaire en hommage au bonhomme rouge. J'en ai passé des heures sur cet ouvrage, les oisillones suivaient  pas à pas sa réalisation et donnaient leur avis sur les occupations du bonhomme Noël.

Une fois terminé je l'ai fait encadré et il est resté en exposition dans la petite mercerie où je m'approvisionnais en écheveaux de couleurs. En dehors des fêtes de Noël il est accroché dans un endroit discret car je ne peux me résoudre à l'enfermer dans un placard.

Depuis une semaine il trône bien en vu et attend patiemment que la maison se remplisse à nouveau et surtout qu'arrive au pied du sapin les cadeaux que nous avons tous vu en rêve et qui sont maintenant tous emballés.

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JOYEUX NOEL A TOUTES ET A TOUS

22.12.2011

Bibliothèque d'automne... Thérèse Raquin.

zola.jpgJe considère que j'ai terminé ce livre le dernier jour de l'automne, donc il sera dans ma bibliothèque d'automne.

Il y a quelques temps sur un blog de lectrice, j'ai vu ce titre de Zola. J'ai eu beau chercher dans mes souvenirs, rien à faire. Visiblement je ne l'avais pas lu. Qu'à cela ne tienne, c'est maintenant chose faite.

Thérèse Raquin fait parti des premiers romans de Zola. Celui-ci a remanié une nouvelle qu'il avait écrite pour l'édition du Figaro du 24 décembre 1866. Ce roman noir, nous plonge dans les méandres de l'adultère qui va  conduire petit à petit les protagonistes dans une lente descente aux enfers.Ils y laisseront leur bonheur, leur honneur et leur santé mentale.

Sans être aussi fort que d'autres romans de Zola, la noirceur des sentiments est fort bien dépeinte, l'aveuglement de l'entourage est étonnante tout au long du roman et la fin inéluctable.

Il reste toujours quelquepart un roman de Zola oublié de nos cours de français d'antan, et c'est tant mieux !

Ce roman a également été adapté au cinéma en 1953 par Marcel Carné  avec Simone Signoret.

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21.12.2011

La cheminée...

Elle est terminée...

Le Père Noël ne viendra plus s'y brûler les fesses, nous avons sacrifié la cheminée de ferme sur l'autel du confort, avec beaucoup de réticences et d'atermoiements de peur de perdre en convivialité . Terminés les courants d'air hivernaux. Nous avons pu le constater lorsque Joaquim est venu souffler sur la maison

En ce qui concerne la convivialité, cela n'a pas changé grand chose, on prend toujours autant de plaisir à prendre l'apéro autour. Ce nouveau poêle car c'est un poêle à bois et non pas un insert change radicalement la physionomie de la pièce et c'est très bien comme ça. Voilà le résultat.

 

cheminée


 

 



19.12.2011

Anniversaire.

Cela fait un an que ce blog existe. Commencé comme un défi, dans une période de grosses turbulences, je n'imaginais pas qu'il existerait toujours un an après. Je le voulais un peu comme un journal, où noter les livres lus, les paysages vus ou entrevus, les tracas et soucis de la vie quotidienne, mes coups de coeurs, mes billets d'humeur. Je ne pensais pas qu'il deviendrai un rendez-vous quasi quotidien, et qu'il m'ouvrirai des univers que je n'imaginais pas. Merci à tous, ceux et celles que j'ai rencontré, qui passent, qui laissent des traces, et qui sourient.

Anbleizdu pour son univers et ses réalisations pleines de tendresse.

Jeanne pour ses pages de vies et les découvertes musicales.

Asphodèle sans laquelle je n'aurai jamais pris la plume.

Fondant au chocolat pour le plaisir des yeux.

Cocotine pour ses billets pétillants.

Eden que je viens de découvrir.

Emile parce qu'il est décallé et Miss So pour l'Italie.

Garance pour ses réalisations et ses superbes photos.

Gridelle, dois-je remercier Gridelle ? oui, pour toutes les recettes que j'essaie, non pour les kilos.

Irrégulière car c'est une mine d'or pour de nouvelles lectures.

Joardber et Justin, parce que c'est elles.

Little cat, car un jour j'irai à Berlin.

Nadya, pour Mars et Vénus.

Olivia pour me faire écrire toutes les semaines.

Pierrot Bâton car au bout du monde on est pas triste.

Commencé très égoïstement, je suis ravie des rencontres que je fais, pour l'instant je n'envisage pas d'arrêter, et je compte bien découvrir d'autres univers. Encore merci à tous.

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17.12.2011

Les plumes de l'année N°11

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Les mots des plumes de l'année N°11 sur le blog d'Asphodèle : kyrielle – képi – kaolin – kaki – koala – kangourou -kilomètre – krill – kamikaze – kiwi – khôl – kimono -

Une de mes oisillones est une grande voyageuse, dès son adolescence elle a commencé à parcourir l'Europe. Maintenant qu'elle est adulte ses pas l'emmènent beaucoup plus loin.

Ce matin alors que je cuisine des confitures Kiwi-quatre épices que j'offrirai pour Noël, je me remémore les aventures de Chloé au cours de cette année écoulée.

En février elle devait partir au Japon pour un grand périple, quelques jours avant son départ, elle m'appelle un matin très exitée, débitant une kyrielle de mots incompréhensibles tant elle est énervée.

- Maman, il y a eu un tremblement de terre au Japon, tu as vu c'est catastrophique, en plus du tremblement de terre il y a eu un tsunami, allume la télé pour regarder. Je regarde atterrée les images du désastre qui tournent en boucle, et je passe sur la catastrophe nucléaire qui s'en est suivie.

Evidement vu le contexte elle est restée en France, et ce n'est pas le kimono que nous lui avons offert comme lot de consolation qui a atténué ses regrets.

Puisqu'elle ne pouvait plus partir dans ce pays qu'elle souhaitait vraiment découvrir, elle décide d'aller  aux USA. Washington-Miami, un beau périple de près de 1500 kilomètres en voiture. La voir partir m'inquiète toujours un peu, surtout dans ce pays. En effet, je crains fort son humour décapant à la vue d'un képi ou d'un uniforme kaki, et je ne peux m'empêcher de lui rappeler que depuis le 11 septembre, l'humour n'a plus de mise dans les aéroports, je lui rappelle également d'éviter d' avoir la main lourde sur le Khôl histoire de ne pas trop ressembler à une gothique, au risque de se retrouver au poste. En soupirant elle me dit à chaque fois, maman, je n'ai plus 5 ans !

Mais là aussi, patatras, c'est le cas de le dire, comme elle est un peu kamikaze et pratique des sports qui ne sont pas de tout repos, un mauvais accident sportif annule le voyage pour cause de cheville immobilisée par des bandes de kaolin. Quà cela ne tienne, elle est tenace, elle partira en Août en Australie ! Voir les kangourous et les koalas

Direction Sydney, puis Darwin et la barrière de corail. Alors qu'elle nage avec les poissons multicolores, elle a la désagréable surprise de se retrouver nez à nez avec un requin, petit le requin certes, mais suffisamment impressionnant pour la faire décamper aussi sec, car ce prédateur ne se nourrit pas de Krill comme les baleines il préfère des chairs moins microscopiques et ne dédaignerait pas le mollet d'une Chloé en goguette.

Je me demande parfois de qui tient cette enfant, de quels ancêtres elle a hérité cette passion du voyage et des rencontres. J'ai de quoi me faire des cheveux blancs en l'entendant égréner la liste des destinations de ses rêves.

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16.12.2011

Des mots, une histoire N°50...

métro,hésitationsLes mots imposés pour l’édition 50 de Des mots, une histoire sont : mécréant – certificat – douche – bises – givré – gluten – adresse – rafale – tendresse – excuse – bruire – catastrophe – autarcie – perce – vaporeux – rugby – découverte – ivresse – possible – carte – intimité – espiègle – pile – prière – page – licorne – aphrodisiaque. Toujours chez Olivia.

 La dernière épreuve de ma liste est d’appeler Athanase, ce sera chose faite dès mercredi.

J’ai passé la journée en autarcie devant ma cheminée, alors que la pluie tombe sans discontinuer et que les rafales de vent font bruire les tuiles qui pour l’instant s’accrochent à la toiture. Impossible de mettre le nez dehors sinon c’est la douche assurée.

Athanase lui doit être à l’abri dans le métro en train de disposer épicéas givrés, poinsettia et autres roses de Noël.

Lassée des commentaires insipides des journalistes sur un match que je suppose être de rugby j’éteins la télévision et saisis mon téléphone comme je me jetterais à l’eau. Dès qu’il prononce le mot « Allo » sa voix agit sur moi comme un aphrodisiaque, mon cerveau devient aussitôt vaporeux et une douce ivresse m’envahit. Mon Dieu ! Que cet homme me fait de l’effet.  Et me voilà, la bouche pâteuse comme si j’avais avalé une cuillerée de gluten, ou pire encore que je m’apprêtais à avaler mon certificat de naissance.

Athanase toujours espiègle m’adresse des propos où perce  la tendresse. Toujours élégant, pas un mot sur mes hésitations, il semble se contenter de mon appel, il me raconte ses journées, sa volonté d’apporter un peu de chaleur et de beauté dans les dédales du métro. Il m’explique comment il joue de clins d’œil dans les stations, c’est ainsi qu’à la station Cluny-La Sorbonne il a ajouté une licorne dans une végétation qu’il a voulu moyenâgeuse et qu’à la station St Michel-Notre-Dame, lui le mécréant a enchâssé un livre de prières dans une composition d’ellébores. Il s’excuse de ne pas me laisser en placer une, mais il est si heureux que je l’ai appelé.

- Depuis lundi je remplis des pages et des pages qui te sont destinées et que je déchire à peine terminés, je t’ai envoyé une carte je n’ai pas pu m’en empêcher me dit-il…

Très vite comme si j’énonçais une catastrophe, comme si j’avais joué à pile ou face, je lui annonce qu’entre nous c’est possible, j’ai débité ça à la vitesse de l’éclair par peur d’être découverte ou de trop me livrer. Le silence qui s’en suit  me pétrifie. 

Puis en riant il me dit :

- Zoé tu t’es entendue là, qu’est-ce que tu entends par c’est possible, cela ne veut rien dire, bon sang lâche-toi, moi j’ai besoin d’intimité, pas d’une bise envoyée par une vieille copine de lycée, tu m’as appelé, alors maintenant assume !

- Bon puisque tu y tiens, tu me manques, j’ai envie que tu me prennes dans tes bras et plus si affinités.

- Enfin…. On peut dire que tu as mis le temps, je rentre vendredi soir à 18 h 30, et je te promets que tu ne te déroberas pas !

 

métro, hésitations


 

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