30.11.2011
Grognon, ronchon.... et rond et rond petit patapon.

J'ai un sale caractère et une propension importante à ronchonner. J'ai déjà pu m'étendre sur la relation très particulière que j'entretiens avec mon PC, instrument de mes ronchonnages intempestifs. Je suis très loin de maîtriser toutes les subtilités de cet instrument de mon malheur, et il m'arrive souvent de pester après lui, parce qu'évidement lorsque les choses ne marchent pas c'est toujours de sa faute et non de la mienne.
J'agace prodigieusement Rné, qui de son bureau m'entend souffler, tempêter, bougonner, quand ce n'est pas jurer. Depuis quelques temps je me suis rendue compte qu'au bureau il m'arrivait d'avoir le même comportement qu'à la maison, une de mes collègues et néanmoins amie, me disait en rigolant, plus tu vieillis plus tu grognes, mais cela fait partie du personnage.
Il faut dire qu'au bureau je suis aussi dotée d'un PC, et que je me suis souvent retrouvée à quatre pattes sous le bureau l'oreille rivée au téléphone avec le Monsieur de l'informatique m'ordonnant de vérifier si toutes les prises étaient bien branchées, je passe les bourrages dans l'imprimante et les oublis de mots de passe ( à chaque retour de vacances d'été...). Mais là encore c'est de la faute du Monsieur, il m'a fait signer une charte...( Parce que c'est important l'informatique, il faut signer une charte pour avoir le droit de taper sur les petites touches, c'est pas la Déclaration des Droits de l'Homme mais tout juste).
Faut pas donner son mot de passe -à personne- il a dit, ni l'écrire sur un post-it collé sur l'écran, ni le donner à sa copine et encore moins à la secrétaire. Alors il a plus qu'à assumer mes oublis de retour de vacances.
Où en étais-je ? Ah ! oui les ronchonnages. V'là t'y pas que je tombe sur un article dans je ne sais quel journal dit féminin sur les ronchons et les ronchonnes qui disait texto, que ronchonner c'était exprimer une frustration.
Depuis je me creuse les méninges, car je suis certaine de ne pas vouloir épouser mon PC. Je promets à partir de demain j'arrête de l'insulter.

17:24 Publié dans Tout et Rien | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
29.11.2011
Bibliothèque d'automne... L'étrange voyage de Monsieur Daldry.
Lorsque je "butte" sur une lecture, j'ai besoin de m'en remettre. En effet, j'ai beaucoup de mal à reprendre un livre, même si j'en ai une pile que m'attend. Je suis obligée de passer par une parenthèse, une lecture que je juge "plus facile", moins prise de tête. J'en profite pour faire le lien avec un roman policier.
Mais là bien qu'il ne soit pas ma tasse de thé, j'ai décidé de lire un Marc Levy. Jusqu'à présent je n'en ai lu qu'un et je suis incapable de dire lequel ! Veuillez m'en excuser mais c'est le but de ces lectures intermédiaires. J'ai lu ce WE "l'étrange voyage de Monsieur Daldry".
Alice s'entend dire par une voyante :" L'homme qui va le plus compter dans ta vie vient de passer dans ton dos. Pour le retrouver, tu devras entreprendre un long voyage et rencontrer six personnes qui te mèneront jusqu'à lui... Il y a deux vies en toi, Alice. Celle que tu connais et une autre, qui t'attend depuis toujours."
Avec son voisin de palier Monsieur Daldry, Alice va entreprendre un voyage de Londres à Istanbul. Ce roman qui se situe au siècle dernier est prévisible lorsqu'on connait un peu l'histoire. Mais il est plaisant à lire, il donne envie d'aller faire un tour à Istanbul et les relations des deux protagonistes sont amusantes.
J'ai passé un bon moment et ma parenthèse est terminée.

08:41 Publié dans Bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lévy, lecture
27.11.2011
Avoir des regrets... ou pas.
Qu'aurais pensé il y a trente ans, la jeune fille, de l'adulte que je suis devenue ?
Cette question est le thème centrale du film de Robert Guédiguian "les neiges du kilimandjaro".
Qu'aurais-je pensé de moi ? est-ce une question existencielle ? la nostalgie du moment ? l'envie de faire le point ? Que sont devenus mes rêves ?
Il y a trente j'avais les cheveux longs, je portais des robes René Derhy, des sabots aux pieds, j'essayais de jouer de la guitare. j'avais dit oui devant Mr le Maire et Mr le curé et mon amoureux dormait à la caserne. J'avais obtenu sans difficultés mon premier poste salarié non sans avoir refusé des propositions d'embauches ! Je conduisais une 2 CV, passais mes vacances à la mer loin de la banlieue ou je vivais en HLM. J'avais voté Mitterand, et avait forcé sur les cerises à l'eau de vie en attendant les résultats des présidentielles. Je voulais quitter la banlieue pour vivre à la campagne dans une grande maison pleine d'enfants, au moins quatre. j'écoutais en boucle Maxime Le Forestier et me fichait éperdument de ce que je deviendrai 30 ans plus tard.

Que suis-je devenue trente ans plus tard ? Je porte les cheveux courts et m'habille presqu'exclusivement en Jeans, je n'ai plus jamais joué de guitare (heureusement).Je ne vais plus jamais rendre visite à Mr le curé et je suis parfois en froid avec Mr le Maire. J'ai repris mes études et voudrais changé de boulot mais la conjoncture n'est plus ce qu'elle était et j'ai 30 ans de plus. Je ne roule plus en 2 CV, nous avons maintenant deux voitures.Je ne passe plus mes vacances au bord de la mer, la maison est vendue, ce fut pour moi un vrai drame. Je n'ai plus jamais forcé sur les cerises à l'eau de vie et j'ai parfois du mal à glisser mon bulletin dans l'urne.J'ai quitté rapidement la banlieue pour venir vivre à la campagne dans une grande maison, qui ne s'est pas peuplée de quatre enfants car la vie en a décidé autrement. Je n'écoute plus Maxime Le Forestier même si je fredonne encore ses chansons.

La vie a eu ses drames, ses erreurs, ses joies, ses petits bonheurs, ses amitiés anciennes et les nouvelles, j'ai pleuré, je pleure, j'ai ri, je ris, j'ai aimé, j'aime. Je n'ai pas de regrets, certes l'histoire aurait pu s'écrire autrement, la vie aurait pu être un long fleuve tranquille, elle ne l'a pas été, mais je ne renie rien et j'ai acquis une serenité, une volonté que je n'avais pas il y a trente ans. Je pense que la jeune fille que j'étais n'aurais pas renié l'adulte que je suis devenue.

09:16 Publié dans Tout et Rien | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
25.11.2011
Désir d'histoires... N° 47

Les mots de cette semaine : romance – aveugle – randonnée – faim – espoir – méthode – amplitude – four – esquisse – abyssal(e) – douceur – dramatique – armature – fraîche – retour – tentation – péché – respect – virevolter – agacé – enthousiasme – retard.
- Allo, Zoé ? Bonsoir, c'est Athanase. (Athanase, l'horticulteur-ornithologue, qui est entré dans ma vie pas tout à fait par effraction).
- Veux-tu venir faire une randonnée avec moi ce dimanche ?
Je réponds OUI avec enthousiasme. Nous convenons de l'heure et du lieu de rendez-vous. Et me voilà qui virevolte dans l'appartement comme une adolescente au début d'une romance. Il faut dire que depuis le début de la semaine je me morfonds dans l'espoir de son appel. Athanase n'a pas donné signe de vie, j'ai employé la méthode Coué : "il va m'appeler, il va m'appeler, il va m'appeler !"
C'est pas possible à mon âge d'être d'une connerie aussi abyssale et de fonder des espoirs sur une relation qui a à peine commencé. L'amplitude de ma bêtise m'apparait de manière dramatique. J'ai même été jusqu'à réaliser une esquisse de son portrait.
J'ai deux minutes, mais seulement deux minutes la tentation de le rappeler et de tout annuler.
Reviens sur terre, ma cocotte, me murmure mon Jimini Criket agacé. Tu es complètement aveugle. Qu'est-ce qui te plait en lui ? Son prénom datant de 3 siècles ? La douceur de son regard myope ? Le respect un peu désuet qu'il te manifeste en te tenant la porte ? Te voilà fraîche. Mets-toi la tête dans le four, c'est encore moins dangeureux que tes emballements de midinette sur le retour et morte de faim (eh! oh! jimini du calme, un peu de respect !).
N'oublie pas que maintenant pour te donner des airs tu es obligée de porter des armatures. (jimini tu es un goujat). Quel péché de voir que tu ne tires jamais aucune leçon de tes erreurs ! Tu as toujours un métro de retard quand il s'agit de dompter tes battements de coeur.
- STOP Jimini, pour une fois, FERME-LA, et laisse-moi prendre des risques !

18:03 Publié dans Challenges lectures et écritures | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : athanase, ornithologue, horticulteur
23.11.2011
Bibliothèque d'automne... Le goût des pépins de pomme
Je tourne, je vire, je le pose, le reprend, lis une page, deux pages, l'oublie. N'arrive pas à le terminer. Depuis plusieurs jours je m'excrime à essayer de lire le goût des pépins de pomme de Katharina Hagena. Et bien, ce goût je ne l'aime pas beaucoup. Je trouve l'histoire décousue et confuse, je ne me souviens pas de qui est qui. La seul chose qui me plait c'est la couverture du livre : une planche de botanique. Si sur la quatrième de couverture il est écrit que l'on sent les odeurs de pommes et de vieilles pierres, en ce qui me concerne je n'ai pas senti grand chose. C'est le premier livre que je vais laisser en plan cette année... En novembre ! il faut bien commencer ! Tous ceux qui ont estimé que ce livre était un chef-d'oeuvre voudront bien m'excuser... Mais les goûts et les couleurs ça ne s'expliquent pas !

18:35 Publié dans Bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : pommes, pépins
21.11.2011
Parenthèse...

Nous allons quelquefois chercher très loin ce que nous avons à porté de la main, des yeux et du coeur. Juste pour le plaisir d'un parenthèse de 24 h hors de la maison, juste pour un cadeau pour une année nouvelle, juste pour partager une découverte. Ballades au bord de la mer, coucher de soleil, balcon sous les feuilles et matinée au soleil. Un mot pour illustrer ces moments : Bonheur.
08:22 Publié dans Tout et Rien | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : mer, soleil.
19.11.2011
Des mots.... Une histoire.
Cette fin de semaine absente en déplacement professionnel, j'ai écrit vite fait un petit texte : "qui vaut ce qu'il vaut ", voir les liens des participants et les mots sélectionnés sur le blog d'Olivia.

Les négociations patinent, les syndicats sont à la remorque. Décidément dans ce monde en grande mutation, le salariat n'a plus la côte.
Dans l' entreprise le plan de licenciement semble incontournable. Quelques propositions sont faites aux salariés histoire d'éviter Paul Emploi : reprendre la boîte en y injectant des capitaux, faire une formation, ou aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Enfin rompre avec une vie qui a été la nôtre depuis plus de 30 ans pour certains.
La DRH vient de nous remettre ce qui sera vraisemblablement nôtre dernière feuille de paye. Le couperet est aussi tombée pour elle, elle est licenciée, virée comme les autres. Elle s'est pourtant montrer opiniâtre durant les négociations, avançant pas à pas sans perdre de vu les objectifs patronaux.
Zoé vit sa déchéance comme une exécution. A son âge quels objectifs lui reste-t-il ? Faire du macramé en chaussons devant la cheminée ? Elle soupire, ensevelie dans le brouillard d'automne.Si nous étions encore au Moyen-âge songe-t-elle je lancerai sur ces patrons voyous des litres de poix brûlante.Maintenant ma vie risque de perdre tout son sens entre le rapassage et cultiver des panais dans le jardin, les perspectives semblent minces.
Une seule note d'espoir dans la grisaille de ce quotidien à venir, les nombreux SMS agrémentés d'une petite chouette stylisée que lui envoi régulièrement son passionné d'ornithologie. Voilà, elle voit tous les WE depuis ce jour de speedy-datting ce doux rêveur, qui a fait de l'horticulture son métier et des oiseaux sa passion. La question qui la taraude maintenant fera-t-il d'elle son amour ?

08:41 Publié dans Challenges lectures et écritures | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
16.11.2011
Challenge amoureux d'Irrégulière.
J'ai un peu délaissé le challenge amoureux d'irrégulière, en me disant que le mois de février 2012 est encore loin mais également parce que je ne trouvais pas de mythe qui me plaisait suffisamment.
Après quelques recherches je me suis souvenue avoir lu, il y a fort longtemps un livre de Régine Pernoud, Héloise et Abélard. Les protagonistes ont existé et leur histoire est devenue mythique. 
Héloise et Abélard sont nés au 12ème siècle respectivement en 1101 pour Héloise et 1079 pour Abélard ils sont décédés pour l'une en 1165 et pour l'autre en 1142. Leurs corps reposent ensembles dans un superbe tombeau au cimetière du Père Lachaise.
Pierre Abélard, poète, philosophe, théologien et enseignant tombe amoureux de la nièce du chanoine Fulbert dont il est chargé de parfaire l'éducation, amour réciproque et passion charnelle, mais Héloïse n'a que 20 ans. Lorsque le chanoine Fulbert apprend leur liaison et leur mariage secret, il fit châtré Abélard.
Abélard continua sa vie séparée d'Héloïse. Dans un premier temps au monastère de Cluny, il fonda ensuite le Paraclet. Héloïse deviendra religieuse et finira sa vie comme Abbesse du couvent du Paraclet fondé par son mari. Toute leur vie les deux époux continueront à correspondre et à s'échanger des lettres.
Abélard est né dans le vignoble nantais au Pallet, ou une salle du musée du vignoble lui est consacré.
Héloïse vint deux fois dans la famille d'Abélard avant d'être séparée de son amant. Une première fois en 1117 pour accoucher d'un fils qu'elle prénomma Astrolabe et une deuxième fois en 1118 pour épouser Abélard.
Une très belle histoire d'amour qui a sa place dans ce challenge amoureux.

18:34 Publié dans Challenges lectures et écritures | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.11.2011
Gourmandises toulousaines.
Est-ce bien raisonnable de s'attabler en terrasse par 23° un 12 novembre pour déguster un chocolat chaud épais ? La chaleur se prêterait plutôt à une glace ou une bière bien fraiche.
Sauf que... Je ne vais pas à Toulouse tous les jours, et Camille me vantait tellement les délices du chocolat épais du Flower's café que j'ai craqué. Donc en terrasse sur cette petite place bien sympathique à côté de la fontaine glougloutante, j'ai craqué non seulement pour un chocolat épais aux amandes mais également pour un des appétissants gâteaux de la vitrine. "Sablé, caramel, crème chantilly" le tout saupoudré de cannelle.
Je crois que je n'ai jamais dégusté un chocolat aussi délicieux quant à la patisserie, nous nous sommes mis à deux pour la terminer. A deux pas du Capitole, dans les rues piétonnes du centre ville, proche de mon magasin fétiche "la droguerie", ce salon de thé vaut le détour gourmand. Il y a toujours du monde et il faut souvent faire la queue avant d'obtenir une place. Peu importe la chaleur, cette dégustation valait le détour !

17:01 Publié dans Gourmandises | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : chocolat, toulouse
13.11.2011
Bibliothèque d'automne... La vie d'une autre.
La vie d'une autre de Frédérique Deghelt.
Marie se réveille un matin sans aucuns autres souvenirs que ceux d'avant le 12 mai 1988. Elle découvre avec stupeur qu'elle est marié depuis douze ans avec son amant de la veille, et qu'ils ont deux enfants. Stupéfaite elle essaie de recoller les morceaux d'une vie quelle ne reconnait pas. Elle décide de ne rien dire à son mari Pablo.
Si le roman démarre plutôt bien entrainant le lecteur dans les méandres de la recherche d'identité, le récit devient vite long, très long... Les protagonistes n'ont pas beaucoup de relief et pendant les 150 dernières pages on attend avec impatience qu'éclate enfin la bulle dans laquelle est enfermée Marie.
Pas le meilleur roman de Frédérique Delghelt !
Quelques extraits :
"Est-ce que j'ai bien entendu ? les enfants ? quels enfants ? Combien d'enfants ? les siens ? Moi je n'ai pas d'enfants. Je suis abasourdie, perdue..."
"Pourtant Pablo est encore pour moi une sorte d'inconnu. Il a douze ans d'avance sur notre histoire... Où se rejoindre, quand on ne sait plus ce qu'est devenu le temps, la perception de l'espace même est différente. Raconter, se souvenir... Voyager dans notre propre histoire.

16:51 Publié dans Bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mémoire


