30.09.2011
Des mots, une histoire N° 41.....
Les mots de cette histoire N°41 chez Olivia :Parachutiste, flacon, humeur, éléphant, breloque, temps, encre, saut, champ, potager, miel, éternuer, traumatisme, fragrance, flou, pique, amoureux, effluves, éteindre, astre, java, rire, 41 mots.
J'éteins le PC, un mail de 41 mots en tout et pour tout, pour me dire qu'elle est dans le flou, qu'elle veut réfléchir à notre devenir, qu'elle a besoin de temps, qu'elle n'est pas d'humeur à entendre mes jérémiades et qu'après le traumatisme que je lui ai infligé j'ai beau jeu de me déclarer amoureux.
Comment ai-je pu perdre pieds à ce point ? Quelle mouche m'a piqué ? C'est un mauvais vaudeville.Je me sens comme un parachutiste qui rate son saut et qui fait défiler sa vie avant de s'écraser dans un champ.
Elle est présente dans toutes les pièces de la maison. Elle a laissé son flacon de parfum aux fragrances de miel, preuve qu'elle va revenir ? Toutes ses breloques sont encore dans la coquille sur l'appui de la fenêtre, tout me rappelle notre bonheur. Je tourne, je vire comme un éléphant en train de danser la java dans un magasin de porcelaine.
Dans le jardin la nuit est d'encre, la lune s'en est allée ce soir, pas d'astre argenté dans le ciel. J'arpente le potager, des effluves de menthe, de thym et de basilic m'assaillent, même ici tout me parle d'elle...
Je sens mes narines frémir, une irrépréssible envie d'éternuer, non pas maintenant !
- Coupez !
Sous les rires des assistants Jean-Luc hurle :
- Non cela ne va pas du tout, ton jeu est trop attendu, je veux que tu laisses apparaître la profondeur de tes sentiments, à te voir j'ai l'impression d'adapter un roman Harlequin !
- On reprend, gros plan sur l'ordi et les 41 mots, travelling dans la maison et au jardin.
Silence,
Moteur,
Action.

12:14 Publié dans Challenges lectures et écritures | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : 41, olivia
28.09.2011
Bibliothèque d'automne N°1.... Les âmes vagabondes.
Encore un livre que je n'aurai pas lu, que je n'aurai pas voulu lire. Toujours ces foutus préjugés, pour celui là aussi je me disais ce n'est pas un livre pour moi, ça va certainement pas me plaire.
Pourtant ceux et celles qui l'avaient lu dans mon entourage me le recommandaient. J'ai donc décidé de commencer mes lectures d'automne par ce roman de Stephenie Meyer et, contre toutes attentes j'ai aimé.
Au fil des pages je me suis laissée emporter par cette histoire entre les humains et Vagabonde. On trouve dans ce roman les grands thèmes de la différence, de la peur de l'inconnu, du racisme ordinaire, de la peur de l'étrange et de l'étranger. Mais également les métamorphoses de l'amour, la confiance et le don de soi. J'ai passé de bons moments et je ne regrette pas d'être sortie des sentiers battus. Je suis toujours un peu frileuse pour faire un compte-rendu de lecture. J'ai peur de trop en révéler. Chacun à sa manière propre d'aborder un récit et c'est très bien comme ça !

07:21 Publié dans Bibliothèque, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : âmes vagabondes
26.09.2011
La courge musquée de Sophie.
Depuis trois Ans, Guillaume a repris la ferme de son beau-père, vu la conjoncture je trouve qu'il a beaucoup de courage. Avec Sophie et leurs trois petites rejetonnes ils sont sympatiques.
Lassé de faire des allers et retours entre leur domicile et la ferme, ils ont décidé de faire construire à proximité. Nous avons donc de nouveaux voisins et de nouveaux cris et jeux d'enfants pour nous égayer.
Sophie à des doigts d'ors, elle bricole, elle cuisine, et depuis qu'elle a déménagé à décidé de créer sa micro-entreprise de vente de paniers de légumes. Depuis quelques mois elle plante pour pouvoir offrir à sa clientèle des légumes de saisons. Le voisinage s'y est mis, l'informaticien du coin l'a aidé à faire son site internet, l'artiste à le décorer et les voisines ont rameuté leurs copines.
Depuis quinze jours c'est parti ! Dans mon premier panier j'ai trouvé une courge musquée, il y a quelques temps avec Mahie nous avions échangé autour d'une recette de patisson, je n'ai pas voulu cuisiner cette courge de la même façon et je vous livre donc une nouvelle recette :

une courge musquée pour deux personnes :
Couper en deux la courge, l'évider et récupérer la chair, ajouter une pomme de terre, un panais et réduire en purée, ajouter de la crème fraiche entière et un oeuf. Faire revenir ail et oignons saupoudré d'une cuillérée de quatre-épices ajouter des lardons. Mélanger à la purée, remplir les deux morceaux de courge, saupoudrer de gruyère rapé et faire gratiner au four...
Et dégustez !
08:25 Publié dans Tout et Rien | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : courge musquée, paniers de légumes
25.09.2011
A la manière de Miss Alfie....
Vu chez Asphodèle mais initiée par Miss Alfie

J'aime :
Avoir du temps rien que pour moi !
Le footing entourée de champs de Colza,
Les yeux de mon prof d'italien.
J'aime pas :
Les langues de vipères,
Les infos pathétiques,
Trop d'apéros qui tuent l'apéro.
Bon dimanche !
10:35 Publié dans Tout et Rien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.09.2011
Des mots, une histoire N° 40....
Les mots : Carte, cyclique, panoplie, oeuf, destruction, frisson, obturation, naissance, tartelette, nuage, fortune, nuptial, ruban, musique, travaux, témoin, canaille, tirelire, aurore, Ysatis, iguane. Orsec (facultatif).

Enterrement de vie de jeune fille :
Ysatis s'est levée aux aurores, elle a bippé le groupe des canailles pour les réveiller.
Elle a ensuite mis dans un sac la panoplie de Geisha qu'elle réserve à Mel, et dans un panier quelques oeufs et les tartelettes à la crème qui serviront pour un des jeux qu'elles ont prévu pour leur copine.
Aujourd'hui, elle enterre la vie de jeune fille de Mel, un grand raout entre filles avant la cérémonie nuptiale qui aura lieu dans quinze jours.A l'idée d'être le témoin de son amie de naissance (leurs mères se sont connues à la maternité et sont devenues les meilleures copines du monde, entrainant leurs filles dans leur sillage), Ysatis à les larmes aux yeux.
Bon, que doit-elle encore préparer : la tirelire destinée à faire la manche pour récolter quelques piecettes pour un petit cadeau supplémentaire ou pour le commencement de la fortune, allez savoir ?
Pour flanquer la frousse à Mél qui a toujours détesté les lézards, elle a négocié avec un de ses copains qu'il lui prête durant deux jours Zéphir son iguane. Elle n'a pas le niveau de détestation de Mel mais rien qu'en le regardant dans son aquarium, elle en a des frissons. La bestiole s'acharne sur le ruban qu'elle lui a difficilement glissé autour du cou poursuivant tranquillement ses travaux de destruction. Pour le transporter plus facilement Ysatis l'a glissé, ou plutôt l'a laissé tomber dans un carton, mais elle a déjà dû faire une obturation car Zéphir lorsqu'il ne s'occupe pas du ruban s'acharne de manière cyclique à essayer de sortir de sa prison. S'il s'échappe au jardin du Luxembourg, cela ne va pas être triste les gardiens vont déclancher le plan orsec.
Bon, récapitulons : l'iguane, les oeufs, les tartelettes, la panoplie de Geisha et la tirelire. Il manque encore la jolie carte confectionnée par ses petites mains d'artiste sur laquelle toutes les amies ont noté leurs voeux de bonheur sans nuage à la future mariée.
Enfin la petite musique de son portable lui indique que toutes les canailles l'attendent au pied de l'immeuble pour une journée qui s'annonce mémorable.
09:55 Publié dans Tout et Rien | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : enterrement, jeune fille
20.09.2011
Le nain de jardin....
C'était dans les Vosges, un lointain été. Rné et les oisillones avaient décidé de participer à une course à pied, chacun sa distance, 10 kms pour le papa, 5 kms pour la grande, et 2 kms pour la petite. Quel rapport avec les nains de jardin ? J'y arrive.
Nous étions arrivés en avance, le village ne présentait aucun intérêt touristique, seule trônait ouverte une infâme solderie pleine de poussière et d'objets plus hideux les uns que les autres. Dans un carton défoncé, une colonie de nains de jardin. Surprenant un regard de connivence entre le père et ses filles, je perdais une occasion de me taire, en maugréant, "Ha non, pas ça" !
Evidemment, dès que j'ai eu le dos tourné, trop confiante, les trois complices se sont empressés d'acheter un nain de jardin. Je décidais d'en rire. Mais je ne savais pas alors que j'entrais dans une spirale épouvantable, les nains de jardin allaient élire domicile à la maison.
Je viens de compter il y en a maintenant 12. J'ai une grande propension à l'humour mais quand même. Les petits hommes trônent qui dans les toilettes, qui dans divers buissons du jardin, ou sur le bureau de Rné, mais là il assume...
Cette histoire à pris des proportions inédites, vraisemblablement en référence à Amélie Poulain, car pendant quelques années les oisillones en achetaient en guise de cadeaux touristiques, c'est ainsi qu'un joli petit bonhomme en bois ouvragé vient du Canada, qu'un autre vient du Portugal, un d'Allemagne et un d'Amsterdam, celui-là est un peu bizarre il a dû fumer quelque chose ! Curieusement certains sont assez jolis.
Mais le comble, si ces petits cadeaux tenaient du jeu avec les oisillones, il a fallu que ma belle-maman s'y mette. Et là je suis certaine qu'elle l'a fait exprès, elle a acheté à son fils... Pour sa collection... Un affreux, mais affreux de chez affreux, nain de jardin en plastique qui siffle lorsqu'on passe devant lui. Là plus question de sens de l'humour, j'étais verte.
Nous avions caché l'horreur dans un buisson de lavande, mais c'était sans compter sur le petit voisin qui se faisait un malin plaisir de passer devant. Jusqu'au jour où, excédée, j'ai sommé Rné de me débarrasser de cet habitant encombrant. Il a coupé le mécanisme. Le lendemain j'entends pleurer à la porte et je trouve le petit voisin en larmes, 3 ans le loupiot. Je lui pose les questions d'usage, qu'est-ce qui se passe ? tu t'es fait mal ? et le voilà qui redouble de pleurs. Il me montre l'horreur en disant il siffle plus...
Je me pince vite fait, histoire de ne pas me laisser attendrir, et lui invente un mensonge comme seuls les adultes sont capables d'en dire pour se tirer d'affaires avec un petit homme.
Mais jamais au grand jamais cet horreur ne resifflera, je le tolère caché dans la lavande mais c'est tout et d'abord pourquoi personne ne nous le prend celui-là ???

17:41 Publié dans Sur la toile, Tout et Rien | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : nain de jardin
18.09.2011
Les cupcakes.
Depuis un petit moment c'est la folie des cupcakes, ces petits gâteaux qui nous viennent d'Amérique nappés de crême méringuée de toutes les couleurs qui semblent tout droit sortie d'Alice au pays des merveilles ou autres contes similaires. Mes copines, mes voisines, mes cousines toutes s'y sont mis. Pour ma part je n'en avais jamais mangé, et leur confection me semble trop astreignante.
En début de semaine, lors d'un voyage éclair à Paris, pour combler le temps avant de prendre mon train, je décidais de faire un petit tour dans mon triangle d'or, à savoir rue du Bac, bd Raspail et rue Vavin, ou se logent quelqu'unes de mes boutiques préférées. Dans ce périmètre je tombe nez à nez sur une jolie petite boutique à la devanture remplie de cupcakes, elle est appêtissante, mais malheureusement je n'ai pas mon appareil photo et mon portable ne rempli pas cette fonction.
La gourmandise étant un de mes vilains péchés mignons, me voilà bavant devant les petits gâteaux, citron, chocolat, violette, rose, vanille tous décorés de fleurs en sucre, de meringues aux couleurs pétantes. Je craque pour une pâte citron agrémentée d'une meringue à la vanille. Allons-y pour la découverte. La pâte est d'un classique banal et la meringue de la meringue, je ne suis pas emballée par le goût seul l'emballage trouve grâce à mes yeux. J'en avais tellement entendu autour de ce petit dessert que je suis sortie très déçue de ma dégustation, vraisemblablement car j'en attendais un goût sublime.
Néanmoins, cette boutique vaut le coup d'oeil, Synie Georgulas est très sympathique et même si le cupcakes n'a pas été à la hauteur de mes attentes, j'y retournerai avec plaisir découvrir une autre saveur accompagnée d'un petit café...

19:15 Publié dans Gourmandises, Tout et Rien | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cupcakes
16.09.2011
Le refuge... Olivia histoire N°39.
Les mots de cette histoire n° 39 : étrange, incandescent, pâmoison, parcimonie, crème, vulgaire, courir, virevolter, salmonelle, froid, oignon, aspirer, panthère, calvaire, effacer, prier, crisser, courage.
Elle court, elle virevolte, elle me fatigue ! Elle enfile un caleçon panthère sous son pantalon, un caleçon panthère ! dites-moi un caleçon panthère, tel un oignon pour se protéger du froid. La veille elle a préparé des sandwiches jambon-oeuf qu'elle a remplis de mayonnaise et laissés sur la table, bien vu les salmonelles !
Cette fille est vulgaire, j'aspire à ce qu'elle se calme. Une nana, seulement une nana comme ça dans un refuge c'est un véritable calvaire. Et voilà que maintenant elle se badigeonne de crème en babillant sur la nécessité de se protéger du soleil, mais qu'elle se taise, je prie pour qu'enfin elle s'en aille, je n'ai pas le courage de la supporter une minute de plus. C'est étrange de trouver ce genre de bimbo dans un endroit pareil, elle a dû se tromper de film, je voudrais bien la voir devant la première difficulté, elle va tomber en pâmoison.
Elle est partie ! Maintenant effacer l'agacement, je somnole encore, je bouge un à un mes membres avec parcimonie, quel silence tout à coup. De ma couchette je regarde le jour incandescent se lever sur la montagne. Les randonneurs partent par petites grappes, leurs chaussures crissent sur les graviers du chemin. A mon tour de me préparer à affronter la dernière montée vers le sommet du Vignemale.

18:00 Publié dans Tout et Rien | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : marche, refuge
14.09.2011
A la manière de Gridelle....
L’idée, traduite est à peu près celle-là : "certaines combinaisons d’aliments semblent exister depuis toujours, dans un rapport qui n’est pas de la simple complémentarité, mais semble être quelque chose d’inéluctable, tellement ils vont bien ensemble, comme s’il existait « un goût dans l'esprit de Dieu».
Voici les miennes

09:59 Publié dans Gourmandises, Tout et Rien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pomme, fenouil amande
12.09.2011
Bibliothèque d'été.... Pense à demain
Pour clore cette bibliothèque d'été, le tome 3 d'Anne-Marie Garat, fin de la saga des Bertin-Galay.
Je n'aime pas feuilleter la fin d'un bouquin, mais là bien m'en a pris, car ce tome est doté d'un arbre généalogique de la famille Bertin-Galay, des apparentés et autres protagonistes. Heureusement car se retrouver dans la quatrième génération est un peu compliqué.

Tout le roman repose sur l'ignorance, les non-dits, les secrets de famille, les relations mère-fille, le pouvoir. C'est également une page d'histoire de celle avec un grand H.
Quelques morceaux choisis : "il était seul avec ce secret qu'il ne pouvait partager, parce qu'il ignorait lui-même de quoi il était fait. Le coeur me fend de ne l'avoir compris, alors. Si grand était l'amour que j'avais de lui, je n'ai pas pénétré ce secret de sa personne, et que sais-je de toi que j'aime, que connais-tu de mois que tu aimes si bien, que savons-nous les uns des autres qui nous aimons " ?
"Quant à maman, triple tour de clé sur ses mystères... A quoi bon leur chercher des noises, critiquer leur équipement de survie, fabriqué au gré des intempéries ? Quelles adolescentes, petites elles, ont-elles été jadis et naguère, et leurs propres mères... Vieilles histoire du féminin mal transmis, mal hérité, que d'impropriétés malheureuses...."
Que savons-nous de l'histoire de nos familles, je me suis aperçue que je ne savais rien de la vie de mes parents et de mes grands-parents pendant la guerre, pourtant les uns habitaient Paris, les autres Brest. Comment vivaient-ils ? Rien bouches cousues sur cette période comme s'ils étaient nés en 50, comme si la vie avait commencé à ce moment là. Certes ils étaient encore jeunes adolescents, mais il me semble que c'est une époque qui marque. Si j'ai fait des recherches généalogiques et si je suis incollable sur les soldats les chevaliers de Malte, les soldats de l'empire et les légions d'honneur de la Der des Der, rien sur la dernière, et je n'ai pas eu la curiosité de demander.
Ce livre donne à réfléchir....
08:58 Publié dans Bibliothèque, Tout et Rien | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : roman


