31.07.2011

Spritz...

Dans des romans du 19ème siècle, il n'est pas rare que le voyageur de passage à Venise, à l'apéro, généralement au café Florian, sirote un Spritz. Pour moi cet apéro était un apéro du 19ème siècle il avait peut-être atteint le début du 20ème mais n'était pas parvenu au 21ème.

Mais si ! dans le quartier il y avait deux bars et il n'était pas rare de voir les gens attablés devant des verres contenant un liquide plus ou moins orangé. Pas question de mourir idiote, en consultant la carte j'y est vu le fameux Spritz.

Il y a deux manières de faire le Spritz ce qui explique la subtile différence de couleur. Une des recettes la première est également plus alcoolisée que l'autre.... Je suis en mesure de confirmer j'ai essayé les deux et je n'étais pas dans le même état de confusion après la deuxième recette !

Spritz numéro 1 :

Une dose d'eau gazeuse, l'idéal étant d'avoir de l'eau de Seltz, mais nous n'avons plus ça dans nos chaumières, une dose de Campari et une dose de vin blanc sec.On y ajoute une olive verte et une tranche de citron.

Spritz numéro 2 :

Une dose d'eau gazeuse, une dose d'Apérol et une dose de vin blanc sec. Dans cette recette, une olive verte et une tranche d'orange. Celle-ci est idéale à la fin d'une chaude journée pour prendre l'apéro au jardin avec les copains en dégustant des antipasti. Et bien entendu à Venise on déguste cet apéro dans tous les bars et pas uniquement au café Florian dans un roman du 19ème siècle....

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29.07.2011

A l'heure du laitier....

Juste avant de partir en vacances, sur un coup de tête ou une proposition malhonnête c'est comme on veut... J'avais rechaussé les baskets. Comme mon petit tour c'était passé sans encombre, j'ai glissé ces chaussures dans ma valise histoire de ne pas abandonner si tôt le mot vacances prononcé.

Par chance, au pied de l'appart à Venise un quai, sur lequel ne se pressait pas les touristes, le dit quai se poursuivait par un grand parc ombragé et tranquille propice à mon petit effort du matin. Et pendant ce séjour j'ai couru régulièrement un jour sur deux. Les deux premières fois j'avoue, j'avais plutôt les yeux rivés sur mes chaussures, mais ensuite quel plaisir de regarder, de sentir et d'écouter la ville qui s'éveille. Riva dei sette martiri, passer sur le pont, qu'elle horreur ces ponts à Venise, sont traîtres pour les mollets !

sette martiri.jpg

Première sensation de bien être en longeant le jardin de la biennale et la lagune, une haie de jasmin chemine le long du quai, je ne peux malheureusement pas transférer l'odeur. Et encore un pont et me voilà dans les jardins de Santa Elena. Les vénitiens s'agglutinent à l'embarcadère du Vaporetto, ils vont travailler. Au bout du parc l'école navale militaire, je dois passer toujours à la même heure celle du levé des couleurs car je suis accompagnée par l'hymne italien, je poursuis mon chemin par la viale Piave, jusqu'au port et là encore petit cadeau le carillon de l'église San Pietro qui fût la première cathédrale de Venise, pas de grande envolée de cloches mais un Avé Maria mélodieux.

San Pietro di Castello 1.JPG

Je termine mon tour en passant sur le pont du rio dei Gardini... Encore un pont.... Petit tour dans le jardin de la biennale, la viale Garibaldi grande allée bordée d'arbres ou les vénitiens viennent lire leur journal et pour terminer par la via Garibaldi la plus grande artère de Venise que l'on doit à Napoléon, où commence à s'installer les étals du marché.

soldat--ombre-rouge-.jpg

 

Rien que du bonheur mon jogging résistera-t-il aux champs de poireaux et aux Maïs de ma contrée ?

28.07.2011

Flops...

Flops  des vacances, afin de les oublier bien vite. Comme chaque année depuis que nos amis italiens sont entrés dans nos vies, nous partons en vacances dans leur pays. Mais une fois n'est pas coutume nous délaissons le Sud pour une petite virée dans le Nord. Direction Venise. Certes celà fait un peu cliché, mais les clichés à vrai dire je m'en bats l'oeil avec une pâte d'hareng saur...

Nous avions déjà visité Venise il y a quelques années au moment du carnaval et nous voulions connaître une Venise plus confidentielle, loin du centre ville dans un quartier populaire, visiter les îles de la lagune, aller se baigner au Lido, parler Italien. Le hasard a fait que durant notre séjour a eu lieu la fête du Redentore et  la Biennale d'art moderne, mais j'y reviendrai au cours des Tops... Allons-y pour les flops, ils ne prendront qu'une note ils n'ont pas été si nombreux que ça.

Flop numéro 1: L'invasion tous les matins à St Zaccaria des hordes de touristes débarquant de leurs bateaux affublés de leur guide qui parapluie fermé en l'air allait leur faire faire au pas de courses, les hauts lieux touristiques du centre ville de Venise.

vacances, venise, italie

Flop numéro 2: La place Saint Marc le soir après le départ de ces mêmes touristes. Durant tout le séjour vers 17 h un vent violent se levait sur la lagune. Que reste-t-il après une invasion de touristes ? Des sacs plastiques, des gobelets en carton des bouteilles, bref tout un tas de détritus qui faisait ressembler la place St Marc à une joyeuse décharge, alors que les quartiers périphériques de Venise sont d'une propreté remarquable.

vacances, venise, italie

Flop numéro 3: Les commerçants qui vous parle en Anglais alors que vous êtes expressement venu parler italien !

vacances, venise, italie

Et le Flop du Flop l'aéroport de Venise un samedi matin de juillet fin de vacances. Cet aéroport est complètement sous-dimensionné pour la population de vacanciers qui y transitent lors des transhumances estivales. Vacanciers stressés, renseignements limités, personnel italien,- donc cool-, la vita e bella ! Lorsque vous êtes dans cette pagaille de deux choses l'une soit vous vous déconnectez du monde avec un bon bouquin, soit vous papotez avec vos voisins. Pour ma part j'ai fait les deux, et j'ai regardé la pagaille ambiante avec un sourire goguenard.

vacances, venise, italie

Voilà pour les Flops maintenant je vais pouvoir me consacrer aux petits moments qui mis bout à bout ont fait la saveur de ces vacances !

26.07.2011

Et défaire les valises....

Me voilà de retour au bercail. Et vite faire une lessive, aller faire les courses car le frigidaire est vide, faire les comptes, papoter avec les voisins, hurler devant les mauvaises herbes dans le jardin, ranger les innombrables bouquins achetés ici et là, tu m'étonnes que la valise était lourde.... Enfin bref revenir à la vie courante. Après tout ça réouvrir le PC et retrouver la blogosphère.

Mais il faut que je me réhabitue, que je retrouve mes esprits, je n'ai rien écrit pendant pratiquement trois semaines. J'ai plein de choses à raconter mais je ne sais pas par quel bout m'y prendre, peut-être que je vais commencer par la fin, histoire de remettre mes idées en place. J'ai terminé mes vacances chez ma fille à Paris, qui elle était partie à Madrid (chercher l'erreur) mais nous avons réussi à nous croiser et c'était bien sympa. Lorsque je vais à Paris il y a des lieux que j'aime fréquenter, je n'y vais pas à chaque visite, mais ils reviennent périodiquement. Petit florilège...epicerieparis_dec20.jpg

La Grande épicerie de Paris: J'aime cet endroit, je n'y vais pas obligatoirement pour acheter (quoique) mais j'aime flâner dans les rayons à la recherche de produits originaux de tous les continents. Le rayon des pains est incroyable avec ses pains de toutes formes avec des ingrédients plus savoureux les uns que les autres...

Une mention particulière à la pâtisserie, avec des gâteaux invraisemblables, à des prix également invraisemblables mais tellement beaux ! Un lieu à découvrir rien que pour le plaisir des yeux.

Deuxième lieu qui a le droit à ma visite :

-March--st-Pierre.jpgLe déballage du Marché St Pierre, ce grand magasin de tissus, colifichets, boutons, et autres merveilles, me fait penser aux bonheurs des dames cher à Zola, et généralement j'y trouve mon bonheur pour coudre et habiller ma maison pour toute l'année. Qui plus est il se trouve au pied de la butte Montmartre ce qui augure ensuite d'une petite grimpette et d'un point de vue superbe sur Paris.

Troisième lieu celui-ci incontournable :

gibertjeune.jpgGibert Jeune généralement j'y vais avec ma petite liste de bouquins et j'y  trouve toujours mon bonheur, même les incontournables de mon enfance, ou le bouquin introuvable ailleurs que l'on trouve coincé dans un rayon dans cette antique librairie. Pas étonnant que ma valise pèse toujours plus lourd au retour qu'à l'aller.

Et enfin quatrième lieu qui a lui aussi droit à ma visite, mais là moins souvent car il  faut une occasion particulière pour aller y festoyer :

brasserie-la-coupole-250.jpgLa brasserie La Coupole, qui fût un haut lieu de la vie parisienne du début du 20ème siècle. Menue brasserie, serveurs aux petits soins, clientèle cosmopolite, vieilles ou futures gloires. C'est plus par sentimentalisme que j'y vais de temps en temps avec plaisir, car dans la cave, ancienne boite de nuit et haut lieu du Jazz, la famille et  les amis se sont réunis pour faire une fête des plus réussie ! Je pourrai rajouter d'autres lieux mais ce sera pour une prochaine fois.  Dans les prochains jours d'autres petites vignettes de ces quinze jours ensoleillés et entre parenthèses.



15.07.2011

C'est l'heure de faire les valises.

Ce blog va resté silencieux.... Je fais mes valises et je pars découvrir d'autres contrées, faire le plein d'anecdotes de petites histoires de vie, de soleil (j'espère) et de rencontres. 

Je ne pense pas avoir accès au Wifi, aussi je vous dis à toutes et à tous à bientôt, dès mon retour je repasserai vous voir, pour ceux qui comme moi vont profiter d'un repos bien mérité : Bonnes vacances !

valise, vacances

13.07.2011

Bibliothèque d'été 2..... Un été sans les hommes !

Je poursuis mes lectures glanées ça et là sur les blogs, en trainant dans les librairies. J'ai beaucoup aimé  "Un été sans les hommes " de Siri Hustvedt.

Ce roman aurait pu être un énième roman, sur l'abandon et la volatilité des couples. Si l'héroïne part se ressourcer auprès de sa mère après la trahison de son mari, il faut attendre la fin du roman pour voir ressurgir le couple et ces tourments. Entretemps nous partagerons la vie d'octogénaires et leur club de lecture, plongeons dans l'univers cruel des jeunes adolescentes et accompagnons l'amitié de la jeune voisine de la poétesse. Des portraits attachants, la confusion des sentiments.

Un très beau roman, il faut passer un début un peu lent, mais très vite on se laisse prendre par ces personnages féminins tout en nuance.

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11.07.2011

A l'heure de la sieste....

V'là t'y pas qu'y dit, à l'heure de la sieste, qu'est-ce tu fais cet après-midi ? j'ché pas rien prévu encore. J'chui en vacances faut pas trop me demander de faire des programmes en tout genre ! ça te dis de venir courir... ?....

Mon cerveau se met en ébullition à 300 à l'heure, oui ? non ? se moque de moi ? veut me tuer ? veut me perdre ? Et moi qui n'est pas couru depuis au moins quatre ans, qui préfère la chaise longue au sport, je m'entends lui répondre, Pourquoi pas ? J'chui folle, je vais pas arrêter de pester, je vais avoir mal aux jambes, le tour prévu c'est bien trop long pour moi. Allez mets t'es baskets !

1.-pied_large.jpgOui sauf que les baskets en question sont rangées dans une boite au garage et je ne sais plus dans quelle boite ni dans quel état elles sont, et puis mon short il est où mon short ? Finalement je retrouve tout le matériel et nous voilà parti.

Evidemment le ciel montre des signes d'averses imminentes et au bout d'un quart d'heure de course arrêt obligatoire pour cause de trombes d'eaux. Le premier quart d'heure c'est passé sans encombre, pas de point de côté, un peu mal aux mollets mais tout va bien. Le coach est sympa, reste gentiment à côté de moi, donne des conseils pour respirer, je n'ai pas râlé une seule fois. Le ciel cesse de pleurer et on repart....

J'alterne course et marche mais plus de course que de marche. Mon coach m'abandonne pour courir à son rythme, là deux solutions ou je décide de tout lâcher et de rentrer au rythme ballade à la maison ou je m'accroche et je continue en courant. Curieusement je me sens bien, je continue sur le même rythme, à un kilomètre de la maison mon coach me rejoint et nous rentrons ensemble... devant la foule en délire... Non là c'est moi qui délire...

Aujourd'hui aucune courbature et zut alors pour me faire mentir l'envie d'y retourner faut pas s'étonner que ce début de mois de juillet soit pourri !

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09.07.2011

Ephélides...

Hier plongée dans ma lecture du moment, à moitié semi-comateuse, ce petit mot est venu me tirer de ma torpeur, bien que le sens ne me soit pas inconnu, j'ai eu envie de l'associer à un papillon, petit insecte voletant sous la chaleur d'été, insecte éphémère aux couleurs chatoyantes.

Lorsque j'étais enfant je capturais les chenilles et les laissais faire leurs cocons dans des boites d'allumettes, je ne me souviens plus, si de ces cocons sont nés des papillons. Dans mon jardin j'ai planté un arbre à papillon et j'en vois voleter autour de temps en temps.

Je trouve que ce joli mot serait plus adapté à un papillon plutôt que de servir à nommer "des tâches", tâches de rousseur, tâches de vieillesse.

Petite divagation d'été, léthargie de début de vacances, sieste sous le figuier......

rousseur, lecture


07.07.2011

bibliothèque d'été... En finit-on d'aimer ceux qu'on aime....

Première lecture de l'été, un roman de Martine Moriconi : en finit-on jamais d'aimer ceux que l'on aime.

En un mot à quoi ça sert l'amitié ? C'est un roman de vacances et pour les vacances. Pas de quoi fouetter un chat, mais des moments agréables. Ce roman raconte la vie et les tribulations d'une bande de copains entre amour, adultères, trahisons :

"A quoi ça sert l'amitié, si on veut bien regarder les choses en face ?

A s'épancher en buvant des litres de thé ? Des litres de vin ?

A mobiliser pendant des heures une oreilles compatissante ?

A critiquer ceux qui ont le dos tourné ?

A ce draper dans une morale bon marché ?

A refuser d'entendre la vérité ? A ne pas oser la dire ?

A s'infliger des week-ends entiers dans des baraques mal chauffées ?" Ne me laissera pas un souvenir impérissable mais bon roman de vacances....

amitié, lecture



05.07.2011

Billet d'humeur....

Dans ma commune et dans celles alentours il est un rituel qui m'irrite au plus haut point. "Les conscrits", même s'il n'y a plus de service militaire ce rite perdure. Tous les ans le premier WE de juillet du vendredi au dimanche après-midi on voit circuler sur de vieux vélos, vêtuent de bleus de travail, une chaussette au cou, tous les jeunes ayant 18 ans dans l'année silloner les routes de la communes pour quémander quelques pièces.

Jusque là rien a dire, mais ce WE qui tient du rite initiatique, de la transmission intergénérationnelle, du passage à la vie adulte, que sais-je encore je ne suis ni ethnologue ni anthropologue pour l'analyser, est surtout l'occasion d'une immense beuverie, ou il n'est pas rare de découvrir des jeunes proches du coma éthylique les quatre fers en l'air dans les fossés. Ils font le tour des caves de la commune, dorment sur les bottes de foin, alpaguent tous les passants, et ressemblent le dimanche soir à de véritables épaves. Et tout ça avec la béndiction des adultes qui "sont passés par là".... La belle affaire ! Je ne consteste pas le fait que des jeunes d'une même classe d'âge se retrouve pour faire la fête, ce que je consteste c'est que le côté festif passe par une alcoolisation massive et que le challenge est à celui qui aura bu le plus.

Ce billet d'humeur après avoir vu un gamin complètement éméché titubant parmi les petits de maternelle qui allaient dans leur costume de grenouilles faire leur spectacle de fin d'années sous les yeux émus de leurs parents et grands-parents.

rites, majorité,conscrits



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